Hyperconnexion et Déconnexion Digitales

Sarah Bentenah

Smartphone, ordinateur,  tablette, montre connectée, Carplay… les supports d’accès à Internet sont de plus en plus nombreux, variés et disponibles à tous à tout moment. Chaque nouvel outil est vu comme une innovation technologique, nous facilitant la vie, ce qui peut être juste mais il faut également admettre que cela peut également créer de nouveaux besoins, secondaires et dépendants, et ça, cela est moins bénéfique.
Comment l’excès de digital se concrétise-t-il et quels sont ses impacts ? Quels sont les outils pour y remédier ? Tentons de l’expliquer.

Constater pour prendre conscience… du bien et du moins bien !

Bien sûr, tout n’est pas à jeter. L’avancée technologique est positive, permettant réactivité, efficacité, dématérialisation, gain de temps, accès à l’information… Mais ce sont davantage les nouveaux besoins qu’elle créé qui, pris à l’excès, deviennent négatifs. 

L’information arrive en masse, par différents canaux (réseaux sociaux multiples, personnes, journaux numériques…) sans réel tri sélectif, intensifiée par la pression sociale à la connexion perpétuelle. Réponse instantanée attendue, justification d’une déconnexion, course à la connexion WIFI… le serpent se mord la queue : nous nous sentons contraint tout en ne voulant ne rien rater.

D’un point de vue psychologique, la « peur de manquer l’information », le fameux FOMO (fear of missing out), crée de la dépendance mais aussi de l’isolement social. En effet, être connecté, c’est être présent aux autres absents tout en étant absent aux autres présents !

Quelques chiffres percutants : 

  • nous consultons en moyenne 150 fois par jour nos téléphones (avec l’émergence de troubles comme les « vibrations fantômes » donnant l’impression que notre téléphone vibre dans notre poche ce qui nous amène à le consulter)
  • nous restons 8,4 heures par jour devant nos écrans (ce chiffre explose si votre job nécessite d’être full time sur un ordinateur)
  • 20% des gens consultent leur smartphone moins de 5 minutes après leur réveil et 23% le consultent moins de 5 minutes avant de s’endormir. Nous sommes 41% à le consulter au milieu de la nuit.

Constatez par vous-même votre temps d’écran (déjà sur votre téléphone) en consultant la fonction « Temps d’écran » sur Apple et « Bien-être numérique » sur Android. Et faites de même avec vos autres supports… 

Rééquiliber avec différents outils…

Plusieurs actions sont possibles en fonction de la portée que nous voulons donner à la déconnexion digitale : coupure totale pour se déshabituer drastiquement, modulation restrictive en temps et en accès à certaines applications, auto-discipline sur l’instant… : 

  • Programmes de détox digitale dans un environnement coupé de toutes connexions : plutôt à la mode avec pléthore d’offres (coaching au quotidien ou vacances détox par exemple) mais il ne faut pas omettre qu’un juste milieu sera toujours à prévoir au retour car il est tout simplement devenu quasi impossible de ne pas interagir avec les supports numériques de nos jours (au travail, prendre rdv chez le médecin, communauté sociale…).
  • Applications bloquant l’accès aux réseaux sociaux sur une plage horaire définie ou en limitant à un temps maximal sa consommation quotidienne.
  • Auto-discipline : poser son téléphone le temps d’une tâche et s’autoriser à ne le reprendre qu’une fois celle-ci achevée, borner des créneaux de consultations de ses mails (matin, midi, soir et aucune consultation en dehors du temps de travail), désactiver les notifications et supprimer les applications parasites (que vous avez identifiées comme cause de votre procrastination ou de votre manque de temps pour les « vraies » choses).

Élargir cette nouvelle auto-discipline de déconnexion digitale à une déconnexion tout court, synonyme de moment pour soi : un temps en « mode avion » où l’extérieur ne peut vous « déranger ». 

Comment ? Morning routine, méditation, yoga… à vous de trouver. Mais l’important reste d’avoir de bons outils, comme le Wellth Journal by CYD.

 

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